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Le vendredi 31 mai 2002
Hugo Girard prévoit un parcours difficile
DOLBEAU (PAG) - Jessen Paulin et Hugo Girard sont de
grands amis. Ils s'entraînent régulièrement
dans un entrepôt superbement équipé en
compagnie de l'Ontarien Travis Lyndon. Parfois, ils
accueillent des visiteurs. Des liens se nouent et le
sujet du jour, cela va de soi, touche inévitablement
la forme physique, les lacunes à corriger, les
performances à améliorer.
Paul-Armand Girard
LE QUOTIDIEN
Jessen Paulin qui, à 28 ans, a une
expérience internationale se limitant à une
compétition en Hongrie et une autre lors d'une
rencontre Canada-USA, s'est ouvert hier sur ses aspirations. «C'est
ma quatrième saison. L'objectif demeure de rallier
la compétition du «World Strongest Man» et
d'atteindre la finale. C'est un gros show télévisé.
Et si tu parviens à cette étape, cela
te permet de devenir une sommité dans le sport»,
a-t-il souligné d'un trait. Jessen Paulin, qui,
bon an, mal an, participe à 15 compétitions
au pays, a étonné en disant se sentir à l'aise
avec les huit éprouvantes épreuves au
programme à Dolbeau. «J'ai peu d'expérience,
c'est vrai. Il n'en demeure pas moins que je suis capable
de gagner ici», a-t-il fait remarqué sur
un ton sobre. Son ami Hugo Girard, large sourire aux
lèvres, l'a presque ramené sur terre
en une phrase. «Je suis venu ici pour gagner.
C'est toujours le but d'ailleurs. Cela ne veut pas
dire que ça va être une partie de plaisir.
Chaque épreuve sera corsée», a-t-il énoncé en
regardant Jessen Paulin dans les yeux. Félicité par
tous et chacun pour la manière qu'il a gravi
les échelons dans son sport, de même que
pour son travail remarquable qui lui a permis d'attirer
autant de bons hommes forts au Défi international
de Dolbeau, Hugo Girard a mis avec tact un holà à ces
bons propos. «L'organisation de Dolbeau a gagné sa
crédibilité par son sérieux, sa
générosité. C'est à elle
que revient tout le mérite du défi que
nous allons vivre. Ce n'est pas l'affaire de Hugo Girard.
J'ai contribué à ma façon. C'est
tout», a-t-il insisté avec humilité.
Tout le long de la conversation avec Jessen Paulin,
Hugo Girard a pris plaisir à rappeler que le
sport des hommes forts regroupait des personnes pour
lesquelles le respect est important. Que c'est aussi
un sport pour gens intelligents; que ce sport n'admet
pas les marginaux et les problèmes qu'ils véhiculent. «Vous
savez, avoir de belles capacités physiques,
c'est bien. C'est cependant préférable
d'être mentalement fort. Nous passons à travers
tellement de zones grises en compétition, que
le résultat final dépend en grande partie
de ce qu'il y a entre les deux oreilles», de
philosopher Hugo Girard, 6e au mondial 2001.
Perry, le «show man»
Catalogué au titre d'athlète
le plus animé sur le circuit des hommes forts,
l'Américain Johnny Perry a accepté de
prendre la place de l'Irlandais Glen Ross, blessé à une
jambe. Perry, 29 ans, va en faire voir de toutes
les couleurs aux spectateurs dès ce soir. À 6
pieds, 4 pouces, 365 livres, l'athlète de
la Caroline du Nord fait tout d'une manière
personnelle, ses mimiques ayant le don de divertir...
Champion du Danemark, Rene Minkwitz, un jeune homme
taciturne mais fort comme un boeuf, a la lourde tâche
de remplacer le Finlandais Janne Virtanen, 2e, 1er,
et 3e, au mondial 1999, 2000 et 2001. Virtanen, qui était
très attendu, s'est blessé la semaine
dernière en Hollande.