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Le samedi 23 mars 2002
Hercule du Canada
Hugo Girard impressionne tant par sa force que
son intelligence
ROCKET LAVOIE |
L'homme le plus
fort du Canada, Hugo Girard, a profité de
son passage à Jonquière pour
faire une petite démonstration de sa
force en soulevant Véronique et Monta,
deux serveuses du Bar-restaurant le Stade de
Jonquière, comme si de rien n'était.
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Hugo Girard, l'homme le plus fort du Canada, et quatrième
dans la hiérarchie mondiale, a fait écarquiller
les yeux hier lors de son passage à Jonquière.
En entrevue, comme en démonstration, le jeune
homme âgé de 30 ans a impressionné par
sa vivacité d'esprit, son intelligence et, de
surcroît, sa force.
PAUL-ARMAND GIRARD
LE QUOTIDIEN
Devant les représentants du comité d'organisation
de la compétition «L'homme fort de Dolbeau-Mistassini»,
Rémy Bouchard, président, Alain Michaud,
vice-président, Caroline Gaudreault, secrétaire,
et Martin Sauvageau, responsable des épreuves,
Hugo Girard a promis de répéter sa performance
de l'an dernier. «Je vais de nouveau gagner cette
année. Mais je ne vous demanderai pas de préparer
le chèque tout de suite», a-t-il dit avec
bonne humeur.
Très heureux de retrouver en compagnie
de bons amis, a-t-il souligné, Hugo Girard
n'a pas hésité un seul instant à accepter
l'invitation de l'organisation dolmissoise. Surtout
que le compétition 2002, qui est programmée
du 30 mai au 2 juin, sera coiffée du Défi
international homme fort Riverin, Girard Ultima.
Et qu'en tant que président de la Fédération
canadienne des athlètes de force, Hugo Girard
ne pouvait donc être insensible à pareille
attention envers sa personne.
Des 25 000 $ versés en bourses par
l'organisation de Dolbeau-Mistassini, Hugo Girard
a noté que ce montant était dans la
foulée de la majorité des compétitions
inscrites au calendrier international. «Ce
n'est pas l'argent qui attire les personnes comme
moi aux compétitions. Si cela était
le cas, la plupart demeurerait à la maison.
Il y a plus que l'argent dans notre sport. Il y a
la fierté», a-t-il insisté.
Très soucieux qu'on en vienne à préférer
l'expression «athlètes de force à celle
de l'homme fort», Hugo Girard soutient que
tous ces hommes doués d'une grande force physique
et qui sont associés au circuit mondial, sont
en premier lieu des hommes à part entière. «Ils
ont tous une profession, une famille, des responsabilités
sociales. Ils sont aussi de bons citoyens. Leur sport,
c'est leur loisir, leur activité de prédilection»,
a-t-il disserté.
Bien nanti physiquement sur ses 6 pieds,
2 pouces, et 230 livres, Hugo Girard est né à Sainte-Anne-de-Portneuf.
Dès l'âge de 12 ans, il s'est mis à l'oeuvre
pour développer ses aptitudes physiques dans
le but de toucher à son rêve.
Depuis lors, il a franchi de précieuses étapes
sur cette route devant le mener un jour à la
conquête de la couronne mondiale. Policier
pour la municipalité de Gatineau, nouveau
marié - le grand événement est
survenu en novembre - Hugo Girard s'escrime à l'entraînement
de 20 à 25 heures régulièrement,
et jusqu'à 30 heures hebdomadairement de février à novembre,
une période au cours de laquelle le circuit
mondial est en effervescence.
Cet entraînement diversifié a
pour but de renforcer le bas du corps, le haut du
corps, le dos, la poigne, l'endurance et l'agilité;
un entraînement nécessaire pour affronter
les 35 à 40 épreuves du circuit, lesquelles
sont scindées dans un groupe de six à chaque
compétition.
Pour citer un exemple de l'importance de
chaque muscle du corps, Hugo Girard fait observer
qu'il a déjà tiré sur cent pieds
un Boeing 737 de 80 tonnes en quarante-trois secondes
seulement. «Tous les muscles avaient été sollicités
lors de cette épreuve. Sinon, je n'aurais
pu faire bouger l'avion d'un seul pouce», a-t-il
donné à entendre.