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Le jeudi 17 juillet 2003
Darren Brown |
L'homme le plus
fort du monde, le Gatinois Hugo Girard, entouré des
moniteurs du Camp d'été du MIFO,
qui tentent de montrer que, eux aussi, ils
ont des muscles.
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Hugo Girard visite le camp d'été du
MIFO
Hugo Girard, l'homme le plus fort du monde, est immense.
Tellement large d'épaules que lorsqu'il a mis
devant sa poitrine un tee-shirt pour un enfant de quatre
ans, c'était comme si vous manipuliez un vêtement
de poupée.
JEAN-FRANÇOIS BERTRAND
L'EXPRESS
Hugo Girard est tellement impressionnant que
lorsqu'il a visité le ca mp d'été du
MIFO cette semaine, en déclinant ses statistiques «J'ai
31 ans, je suis un policier à la ville de Gatineau,
je mesure 6 pieds 2 pouces et je pèse 335 livres»,
on a entendu au fond de la salle un «Oh my God!» crié d'une
toute petite voix.
Le colosse, cinq fois l'homme le plus fort
du Canada, deux fois à l'échelle nord-américaine
et, depuis 2002, l'homme le plus fort du monde, a
généreusement répondu à l'invitation
de Martin «Cactus» Ménard, coordonnateur
des programmes communautaires du MIFO et grand manitou
des camps d'été.
Pendant une heure il a répondu aux
questions des 200 participants du camp d'été,
a partagé sa philosophie sur le dépassement
et les défis personnels, a parlé de
santé, de son corps qu'il considère
comme un temple.
Il a aussi parlé de son alimentation.
Après avoir demandé ce que
les jeunes mangeaient pour déjeuner, («deux
rôties, un oeuf, des céréales»,
a répondu un garçon de huit ans) Hugo
Girard a énuméré ce qui composait
son déjeuner, en période précompétition: «Une
douzaine d'oeufs, mais sans les jaunes à cause
du cholestérol. Un demi pain, un bol de céréales,
500 grammes de yogourt, des fruits, du jus, du lait.»
Il a expliqué que le corps est comme
une maison et qu'il a besoins de bons matériaux,
si l'on veut qu'il soit solide. «Du McDonald, ça
fait pas une maison forte», a-t-il noté,
ajoutant qu'on était le reflet de ce que l'on
mangeait.
Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il était
capable de lever, Hugo Girard a répondu, philosophiquement,
qu'être fort c'est plus que le côté physique,
c'est la possibilité et le potentiel de réaliser
ses objectifs. «Plus tu es fort, plus les défis
que tu te lances sont difficiles. Être fort,
c'est ne pas abandonner. Un échec, c'est une
motivation.»
L'athlète au tour de poitrine de 158
centimètres s'entraîne six jours par
semaines, à raison de cinq heures par jour.
Quotidiennement, il sépare son entraînement
en trois parties. Des poids et haltères, d'abord,
puis des exercices spécifiques qui le préparent
aux épreuves des compétitions d'hommes
forts, enfin une période d'exercices cardio-vasculaires.
Il est officiellement policier à Gatineau
mais est en congé sans solde depuis un an,
car il ne pouvait se consacrer pleinement et à l'entraînement
et à son travail, qu'il avait de la difficulté à faire.
En patrouille, il était reconnu et «lorsque
j'interceptais les gens ils me posaient des questions,
et je leur répondais, gentiment. Après ça,
tu lui donnes une contravention de 300$, tu te sens
mal.»
«J'ai trouvé ça super,
a déclaré un animateur par la suite.
Surtout pour les valeurs qu'il a véhiculées»,
a dit Michel «Bine» Blais.